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Carte des vins

Je ne suis pas et ne compte pas être subventionné. Pour subvenir à mes besoins financiers, je travaille, comme de nombreuses personnes. Mais à l'instar de nombreuses personnes, j'aime mon boulot. Vraiment. Sans sarcasme.
Car si je suis capable de monter des livres, je suis aussi capable de jouer au restaurant.  Je suis rarement intervenu sur cette facette de mon travail et je vais intervenir rarement.
Mais pressentant la belle saison revenir, j'ai envie de vous dévoiler une des facettes de mon boulot et je vous propose mon petit palmarès de bouteilles de vin intéressantes à boire tout en massacrant le cliché qui veut que seul le vin trop cher soit bon. Des bouteilles à moins de 20$:

Snow Whites :

Sauvignon blanc Caliterra Reserva valle de Casablanca 2008, 11,95$
Laissez-faire les Kim Crawford et les Fuzion et essayez ça. Du sauvignon blanc en cuve inox (donc pas de trace de bois à l'odeur) acéré, vif et plein d'agrumes, vous en aurez vraiment pour votre fric.

Allegrini Soave 2007 16,95$
Quand vous aurez compris que trop, c'est comme pas assez, vous saisirez l'élégance de ce vin. Pas trop acide, pas trop parfumé. Bien équilibré. Buvez-le frais mais pas trop froid.

Pinot grigio Santa Margherita Valdadige 2007 17,85$
Un vin d'été par excellence. Délicat mais vif. Vraiment bien fait. Buvez-le glacial.

Riesling Pacific Rim Washington 2006 18,75$
Je ne suis pas un partisan des vins américains mais Bonny Doon sait faire du vin. Buvez-le froid mais pas trop froid, comme ça, les arômes seront plus explosifs.

Bloody Reds :

Meia Encosta Dâo 2007 10,40$
Pour le prix, c'est vraiment très bien. Un vin de rescousse solide, charpenté, tannique (qui arrache) à trainer avec soi, de préférences en nombre pair, si vous débarquez dans un barbecue improvisé.

L'Orangerie de Pennautier vin-pays Cité de Carcassonne 2007 13,50$
Son prix a légèrement augmenté et sa qualité a légèrement dépréciée mais en matière de Cabardès, ce petit vin de semaine est très bien fait. Du fruit noir mûr à mur (...!) et des tannins pas trop insistants. Donc même après deux bouteilles, vous n'aurez pas les dents noires le lendemain matin.

Michele Chiarlo Le Monache Monferrato 2006 15,85$
Rapport qualité prix exemplaire. Mais il est rare. Il arrive avec les vins italiens au début du printemps et disparaît des étagères en moins de deux mois. Du Merlot, du Cabernet (deux raisins majoritairement utilisés dans les Bordeaux) assemblés avec du Barbera (un raisin absolument italien). Superbe assemblage. À boire avec un steak pas trop poivré ou un spaghetti meatballs.

Belleruche Côtes du Rhône 2006 16,95$
Si vous avez un Côtes du Rhône à acheter, le voilà. Valeur plus que sûre. Pourrait se détailler à 4 ou 5 piastres plus cher. Mais non.

Pinot noir Sherwood Estate Marlborough 2007 17,25$
Rarement vous allez me voir vanter des vins du Nouveau Monde. Mais celui-là est particulièrement correct et quand même abordable. Juste assez épicé et juste assez robuste. Attention, rien à voir avec les Pinots noirs de Bourgogne.  

Les Sorcières du Clos des Fées Côtes du Roussillon 2007 20,00$
Ça c'est de la bombe. Pour ceux qui veulent des vins charnus et costauds. Mais là, costauds sans créatine ou succédané de protéine. Du muscle sain et bien travaillé.

Le Régal du Loup Minervois 2007 20,85$
Je défonce de huit dixième et demi le budget proposé. Voilà ma découverte de l'été dernier. Assemblage de raisins grassouillets et caractériels (Syrah, Carignan et Grenache), c'est un must du vignoble du Loup Blanc (une propriété toute québécoise).
Comme tous les Minervois, vous le déboucher et ça sent la viande saignante. Un vin pour carnivore.

Rosés?:

Majolica Rosé Cerasuolo Montepulciano d'Abruzzo 2008 14,55$
Porté sur le fruit, juste assez sucré. Troquez-le contre votre Gallo de service.

Roseline Prestige Côtes de Provence rosé 2008 15,70$
Un rosé gris, moins sur le fruit, plutôt dans l'élégance. Clanche certaines bouteilles à 18-20$

Vin Gris de Cigare Californie rosé 2008 20,00$
Il ne cesse de l'augmenter. Je crois qu'il a atteint le plafond de son rapport qualité prix. À 20,00$, il vaut encore ce qu'il coûte. Un vin constant et bien fait.

 

Rénovations

Mon activité éditoriale est au neutre depuis plus d'un an. Je pense que la non-édition est une ligne éditoriale qui me sied mieux par les temps qui courent. Tout me déçoit et me déplait.  Je me fais souvent penser aux gérants d'estrades qui s'imaginent pouvoir faire mieux que le coach d'un club de hockey professionnel.

J'ai revampé l'allure du blogue car deux choses m'agaçaient. Premièrement, il était temps de changer les couleurs. Et tant qu'à les changer, aussi bien les enlever. Deuxièmement, il fallait changer de titre. L'aventure du Porte-Abîme s'est terminée en 2006 et, mis à part un bon nombre d'échecs et de déceptions, rien ne l'a succédée. Donc aux poubelles «Le Porte-Abîme et sa succession».

Pourquoi l'hyperpresse? Parce que je n'imprime plus que sur pixel. Pourquoi mercenaire? Parce que je vends maintenant mes services d'éditeur à qui saura me payer ce qu'ils valent vraiment.
Mais ça n'arrivera pas.  Le salaire de la littérature n'est pas monétaire, il est tout juste symbolique. J'ai longtemps cru que la littérature était une chose vraiment importante, tellement importante qu'il fallait l'aborder, la travailler, l'éditer avec un sérieux imperturbable. Je pense qu'on a longtemps rit dans mon dos. Rien qu'à voir la gueule des étudiants qui sont en lettres, rien qu'à vous pointer dans un 5 à 7 littéraire, dans un lancement de livre, dans une soirée de poésie, de lectures, rien qu'à observer tout ça pour voir que tout le monde s'en fiche. Et j'emploie «tout le monde» dans le sens de «tout le monde dans le milieu».  
Le vers est dans la pomme.  Faut jeter la pomme.

 

I'm in

Je suis aux côtés de :

Josiane Ferron,
Daniel Rondeau,
Alexie Morin,
Raymond Bock,
Reine Laurence,
Véronique Cyr,
Marie Deschênes,
Philippe Jean Poirier,
Alice Méthot,
Dany Leclair,
Julie Lacasse,
Léa Gagnon Smith,
Sylvie Plessis-Bélair,
Mélissa LeBlanc,
Annie Cloutier,
Vidoc,
Jean-Philippe Tremblay,
Manon Pépin,
Claire de Viron
et Jean-Paul Daoust

dans le Moebius sur l'espérance de vie, dirigé par Patrick Brisebois. C'est ma première publication hors-fanzine. J'ai fignolé une petite histoire cyberpunk pour l'occasion. Merci à Patrick de m'avoir tendu la perche.

 

Lectures 2008

 

Je vous improvise un petit palmarès des lectures que j'ai le plus appréciées cette année.

1-Clive Barker, Imajica (tel qu'indiqué dans la note précédente);
2-Neil Gaiman, American Gods (tel qu'indiqué dans un paquet de notes):
3-Julio Cortàzar, Les Armes secrètes (surtout pour la nouvelle intitulée Les portes du ciel et aussi pour celle qui termine le recueil, inspirée de la vie de Charlie Parker);
4-Philip K. Dick, Au bout du labyrinthe (pour la paranoïa et le cauchemar qui en suinte);
5-Henry Miller, Tropique du Cancer (mon premier Miller, la découverte d'un monument);
6-Gérard Bessette, Le libraire ( suggestion appréciée)
7-Gustave Flaubert, Salammbô (pour sa violence, sa barbarie et son côté épique);
8-Jean Giono, Pour saluer Melville (un auteur trippant qui parle d'un autre auteur trippant);
9-James Joyce, Dedalus (première rencontre avec un des premiers jazzmen littéraire);
10-Alain Robbe-Grillet, La Jalousie ( expérience intéressante avec le nouveau roman).

Hors-catégorie:

Edouard H. Bond, Prison de poupées (premier roman-B de Ed, tellement bien réussi qu'il a su foutre la marde dans' fanne avant même qu'il soit sur les rayons);
Sébastien Chabot, Le Chant des mouches (mon premier Chabot, 150 pages tricotées serrées & poivrées d'un imaginaire matapédien morbide mais délicieux);
Pascal Durand & Anthony Glinoer, Naissance de l'éditeur (excellent ouvrage sur l'apparition de l'éditeur au 19ième siècle);
Martin Ouellet, L'Abîme du bétail (dernier épisode des expériences poétiques de Martin, oeuvre mure et digne d'un poète aguerri).

Bonne année à tous!

 

Imajica

 

Ma première rencontre avec ce livre remonte à la fin de 2001, lorsque je venais tout juste de rentrer au Misto. Alors que je soupais dans le staff room, Bradley, le garde-manger, bouquinait en terminant son repas. Je lui ai demandé ce qu'il lisait. Imajica, il m'a dit. Je lui ai demandé de quoi il s'agissait. Cherchant par où commencer, il a conclu que c'était trop compliqué pour le résumer.
Ma deuxième rencontre avec ce livre est survenue lorsque Martin Ouellet m'avait confié que quiconque voulait écrire du fantastique se devait de connaître Clive Barker. Je lui ai alors demandé de me nommer son œuvre maîtresse ou bien une de ses œuvres les plus pesantes. Imajica, il m'a dit.

Ce livre, je me le suis acheté sur amazon.ca, parce que premièrement, il est plutôt difficile à dénicher en librairie, parce que deuxièmement, il est beaucoup trop long pour le louer à la bibliothèque et parce que troisièmement, c'est le genre de livre qu'il faut posséder car celui-ci -le livre - nous possède pour toujours.
Je l'ai terminé en sortant d'un bus et je me suis servi d'un réverbère pour éclairer les dernières pages.
Si American Gods de Neil Gaiman m'avait jeté à terre, Imajica de Clive Barker m'a empêché de dormir la nuit; le génie surgissant de cette œuvre me mordillait incessamment l'esprit.  
Clive Barker reprend la plus ancienne histoire du monde, le dénominateur commun de toutes les intrigues, le récit des récits et réussit avec adresse et génie à le réinventer en nous soufflant dessus un roman tempête, un roman fleuve bouillonnant d'imagination.
Je me sens encouragé par l'attitude de ces romanciers qui assument absolument leur imaginaire et qui refusent d'aller puiser dans les banques de symboles que le courant fantastique (et tous ses dérivés) ont amassé depuis Maturin, depuis Lewis.
Nulle part dans leur œuvre, ils ne cherchent à se justifier, ne cherchent à tisser entre les rives parallèles (celles de la « vraie » littérature et celles de la « para » littérature, qui sont toutes deux, quant à moi, la gueule et la queue d'Ourobouros) un quelconque lien, une quelconque structure de pont.
Le seuil entre les réalités est si trouble, si insidieux, que l'étrangeté n'en est que plus délicieuse. On doit en fait constater que ce seuil est inexistant, qu'il n'y a pas de réalités parallèles, mais qu'une seule réalité très mal explorée.
Lisez-le, c'est probablement un des romans les plus importants des années 90.

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La Matante et le livre de cuisine

It's that time of the year... fin novembre et son Salon du livre. Et j'entends déjà la multitude s'enrager. Oui, l'endroit sera bondé de "matantes incultes", d'"acheteux de guides de l'auto 2009", etc. et que voulez-vous qu'on y fasse?
Les livres culinaires recevront encore leur pelletée d'injures de la part des vrais littérateurs, des vrais lecteurs. Comme si les livres culinaires avaient quelque chose à voir avec le fait que les gens lisent peu.
On ne lit pas un livre culinaire, on le consulte.
On ne consulte pas un roman (un essai, un recueil de poésie...), on le lit.
La différence est claire, non? Ah! Oui! Vous les avez confondus. C'est vrai, le roman et le livre de cuisine ont la même apparence. Même objet. Mais depuis quand un livre est un objet strictement littéraire?
Le nom le dit : Salon du livre. Croyez-moi que s'il s'agissait du Salon de la littérature, il n'y aurait pas grand monde à'messe et très peu d'achats.
Êtes-vous déjà allés au Salon de la marginalité? Vous y verrez des exposants se tenir derrière leurs stands trop petits alors que dans la salle, il y a en tout temps un maximum 15 visiteurs (qui ne feront que zyeuter vos productions sans même vous adresser la parole). Mortel. Mais c'est un salon explicitement consacré à la littérature. Pareil pour l'Expozine : malgré le mandat très noble qu'elle s'est fixée pour la presse underground, les exposants qui vendent le plus (ou qui vendent point), ce sont ceux qui vendent -exemple- des macarons faits sur place. Pas des livres ni des zines.  
On devrait se réjouir qu'il y ait un Salon du livre à Montréal. La littérature peut s'y infiltrer (rayonner, même, quand les éditeurs littéraires font bien leur boulot), le goût de lire aussi. Non? D'accord. Fondez votre maison d'édition, publiez vos livres ou vos zines, organisez votre Salon de la littérature avec vos compatriotes et après tout ça, essayez de ne pas vous effondrer en larmes lorsque vous comptabiliserez vos 2 ou 3 ventes qui n'auront même pas pu payer votre cote d'inscription à ce dit Salon de la littérature. Entre temps, vous empilerez vos boîtes d'invendus en attendant l'autre Salon de la littérature qui aura lieu l'an prochain (si personne ne s'étouffe).
Je ne veux pas me faire briseur d'utopistes, mais les incultes seront toujours plus nombreux que les gens cultivés. La culture, ça demande un effort (grande vérité de La Palice). Et dans un marché où le prix du livre est en corrélation avec le pouvoir d'achat de la Matante, il ne faut pas s'étonner que les livres vendus (littéraires ou non) soient à l'image de la Matante. La Matante, c'est le seul lectorat vraiment payant

 

Une superbe citation

"Mais aujourd'hui que plusieurs se sont enrichis à faire des vers d'opéras comiques, aujourd'hui que le plus pitoyable artiste, le plus médiocre écrivain sont fêtés et recherchés, tout le monde s'est jeté avec tant de fureur dans cette carrière que par la profusion de poètes, dont nous sommes envahis, les bras manqueront bientôt aux charrues [...] On ne devient fort qu'en luttant. Pour avoir de grands hommes, il faut les laisser mourir de faim pendant leur vie et les jeter à la voirie après leur mort.
On aura moins de faux grands hommes, quand ce ne sera plus un moyen. On ne faisait pas semblant d'être chrétien, quand les chrétiens étaient exposés dans le cirque et livrés aux tigres. Pendez tous les ans deux musiciens, trois peintres et quinze hommes de lettres, et en peu de temps, il ne restera que les véritables vocations."

Alphonse Karr, "Imprimeurs, libraires, bouquinistes, cabinets de lecture",
dans Nouveau Tableau de Paris au XIXième siècle, Paris,
Vve Charles-Béchet, 1835.

Je pense que peu de choses ont changé depuis le XIXième.

 

Albert Granger*

Un autre morceau de fiction tout rabouté que j'ai tiré d'une histoire en chantier. Pas d'idée de titre. C'est peut-être à suivre.

Albert attendait sans patience et sans hâte dans le lobby. Le décalage stellaire le laissait mou. Il était seul avec la réceptionniste mille fois rajeunie dont la peau avait fini par se plastifier. La chaise était inconfortable, les néons ronronnaient et la porte du bureau chef refusait de s'ouvrir. Albert s'était vêtu du dernier complet qui lui restait, un complet beige qui échouait à lui conférer une quelconque assurance. Il avait brûlé sa dernière liasse de liquide pour prendre la navette et venir à ce rendez-vous. Le journalisme n'était pas vraiment son domaine, mais au point où il en était- les poches lessivées et la ceinture trop serrée - il n'avait pas le luxe de refuser du travail.
Plus jeune, Albert avait souhaité devenir un grand écrivain. Il s'était imaginé parcourir la totalité des mondes confédérés pour récolter les prix que lui auraient values ses œuvres qui auraient enflammé la conscience collective. Il s'était vu héros de son époque, avatar ultime que réclamait la jeunesse, semant les idées les plus audacieuses partout où ses textes se seraient rendus.
Mais Albert Granger n'était plus qu'un fantasme avorté; encore jeune mais profondément désillusionné, il essuyait son premier divorce et sa première faillite. Sa propension à la compulsion, aux idées de grandeur l'entraînait souvent dans le plus gluant des bourbiers. À vingt six ans, il avait déjà abandonné tous ses rêves de jeunesse, goûtant l'amer lendemain d'une veille d'extase. Bien que sa plume soit agile, capable des plus brillantes arabesques, elle manquait d'encre comme il manquait lui-même de ferveur. Sa femme l'avait quitté avec les rares possessions qui lui restaient après la rafle des recouvreurs. Ses créanciers avaient tout dévoré, même son couple.
Les quelques livres qu'il avait réussi à faire publier s'empoussiéraient en attendant le pilon. On les avait édités à tirage ridicule; ils étaient trop obtus -ou trop mauvais- pour intéresser la masse.
Les emplois qu'Albert trouvait ici et là - traducteur-renégat, notaire-clandestin, journaliste-mercenaire - ne suffisaient le faire vivre décemment et c'est résigné comme un cancéreux qu'il avait fini par tout laisser aller. Devenu drifter, le seul espoir qu'il conservait encore, c'était celui de faire un coup de fric assez important pour tout recommencer.
À vingt six ans, il était déjà mort-vivant.

-Monsieur Granger, l'interpella-t-elle d'une voix sans charme ni chaleur, Monsieur Gaudih va vous recevoir. 

La réceptionniste lui montra la porte qui s'ouvrait déjà en coulissant. Lorsqu'il passa près d'elle pour s'engouffrer vers son destin, il respira l'odeur mutante d'un parfum bon marché mêlée à celle de cosmétiques polymères.

*nom provisoire 

 

Pratiquer de Certeau: étape 2

La carte est tracée, le lieu est fixé; reste à articuler l'espace.
De Certeau définit l'espace comme une mise en pratique du lieu. Donc, selon lui, la narration et le récit sont espace puisqu'il y a dans les 2 cas déplacement, translation, mouvement dans un lieu convenu. La narration se décline en plusieurs segments incarnés par les personnages. Ceux-là font évidemment partie intégrante du récit et sont donc -de façon équivalente- tous des lignes narratives vectorisées dans le lieu.
On se rapproche de mon symbole du Nécronomicon.
Voilà la carte avec sur elle, les parcours des différents personnages à travers l'histoire.

Un premier :

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Un deuxième :

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Le Transporteur selon de Certeau: étape 1

Suivant le savant truc littéraire de maître Gregor, j'ai dessiné une carte adaptée aux différents endroits où se tissent et se dénouent les intrigues (la diégèse, en fait) du Transporteur.
Étant de nature sacrilège, j'ai jeté aux flammes l'idée réductrice de tracer une carte géographique. J'opte plutôt pour une autre représentation, celle du diagramme de Venne, qui est selon moi beaucoup plus adaptée aux lieux entièrement surgis de l'imaginaire.
Donc voici la carte :

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De Certeau avance que ce genre de représentation (dite statique car il s'agit d'une organisation statique d'élément) est de l'ordre du lieu. Et c'est dans ce lieu que se développera la narration.
Voilà pour la première étape de ma méthode : le reste suivra.

 
Current mood:50% absorbé dans le roman, 50% absorbé dans les études

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